La coccinelle mange principalement des pucerons, surtout lorsqu’elle appartient aux espèces prédatrices communes dans les jardins. Une coccinelle adulte peut consommer environ 100 pucerons par jour, tandis qu’une larve capture plusieurs milliers de proies pendant sa croissance. Cette alimentation explique son rôle d’auxiliaire dans la lutte biologique, sans signifier que toutes les espèces suivent le même régime.
Les proies disponibles, le stade de développement et l’espèce modifient fortement cette réponse. Certaines coccinelles consomment aussi des cochenilles, des acariens, des aleurodes, des œufs d’insectes, du pollen ou du nectar. Les espèces phytophages et mycophages se nourrissent même de végétaux ou de champignons. Les sections suivantes détaillent ces régimes et les besoins de la coccinelle en hiver.
- 💡 Régime principal Les pucerons représentent la nourriture la plus courante des coccinelles prédatrices.
- 💡 Quantité indicative Une adulte peut manger environ 100 pucerons en une journée.
- 💡 Régimes secondaires Certaines espèces consomment cochenilles, acariens, pollen, nectar ou champignons.
- 💡 Stade larvaire La larve commence à chasser dès son éclosion et reste souvent très vorace.
Que mange une coccinelle ?
La coccinelle à sept points, Coccinella septempunctata, mange surtout des pucerons présents sur les rosiers, les fèves, les orties ou les arbres fruitiers. Ces petits insectes aspirent la sève et affaiblissent les plantes. La coccinelle saisit ses proies avec ses mandibules, des pièces buccales adaptées à la capture.
Les coccinelles agissent comme des prédateurs généralistes lorsqu’une colonie de pucerons diminue. Elles peuvent alors consommer des cochenilles, des acariens, des thrips, des psylles, des aleurodes, des chenilles ou des œufs d’insectes. Cette souplesse alimentaire aide certaines espèces à rester actives dans des milieux où les proies changent.
La famille des Coccinellidés rassemble environ 5 000 espèces dans le monde, même si les inventaires consacrés à la France donnent des estimations différentes. Selon les sources et les critères retenus, le pays compterait plus de 130 espèces ou environ 90 espèces recensées. Pour aller plus loin, l’identification de l’espèce reste donc nécessaire.
Les pucerons, sa nourriture principale

Les pucerons forment la nourriture de référence des coccinelles carnivores. La femelle pond souvent ses œufs au cœur d’une colonie afin que les larves disposent d’une source alimentaire immédiate. Les œufs éclosent généralement après 3 à 5 jours, puis les jeunes larves commencent rapidement à capturer des pucerons.
Cette relation explique la présence fréquente des coccinelles dans les potagers, les jardins et les plantations fruitières. La lutte biologique cherche à réduire les populations de ravageurs, sans les supprimer totalement, car les proies contribuent aussi au fonctionnement de l’écosystème. Lorsque la nourriture devient rare, les coccinelles peuvent quitter la parcelle.
Combien de pucerons une coccinelle mange-t-elle par jour ?
Une coccinelle adulte peut manger environ 100 pucerons par jour, mais ce chiffre reste une moyenne indicative. La température, la taille des proies, l’espèce et l’accès aux colonies modifient la consommation réelle. Certaines observations mentionnent seulement plusieurs dizaines de pucerons quotidiens.
La larve peut avoir un impact supérieur à celui d’un adulte sur une colonie dense. Durant ses 2 à 3 semaines de développement, elle peut consommer jusqu’à environ 3 000 proies selon les conditions. Pour approfondir ce point, la comparaison entre larves et adultes permet de mieux comprendre l’efficacité des coccinelles au jardin.
Une coccinelle mange-t-elle seulement des pucerons ?
Non, le régime dépend de l’espèce et de la disponibilité des proies. Les pucerons restent essentiels pour de nombreuses espèces, mais certaines recherchent surtout les cochenilles, les acariens ou les aleurodes. D’autres ajoutent du pollen et du nectar à leur alimentation lorsque les proies animales se raréfient.
Cochenilles, acariens, thrips, aleurodes et autres petites proies
Les coccinelles coccidiphages s’attaquent aux cochenilles, de petits insectes souvent immobiles et fixés aux plantes. Leur enveloppe cotonneuse, farineuse ou cireuse peut s’accompagner de miellat collant, puis d’un dépôt noir appelé fumagine. L’espèce australienne Rodolia cardinalis a notamment servi en Californie contre une cochenille des agrumes à la fin du XIXe siècle.
Les espèces acariphages consomment des acariens, dont les araignées rouges, tandis que les aleurodiphages capturent les mouches blanches. Ces proies se trouvent notamment sur les tomates, les aubergines, les fraisiers, les haricots et certaines plantes d’intérieur. Les thrips, cicadelles et larves de petits insectes complètent parfois ce régime opportuniste.
Œufs et larves d’insectes, une alimentation opportuniste
Une coccinelle peut consommer des œufs de papillons, des œufs de coléoptères et des larves de différents insectes. Certaines espèces carnivores mangent aussi d’autres coléoptères, y compris des coccinelles. Ce cannibalisme apparaît surtout lorsque les proies habituelles manquent et que les individus se trouvent à proximité.
Les larves peuvent également dévorer des œufs de coccinelles non éclos si les pucerons deviennent rares. Le pollen et le nectar assurent alors une alimentation de remplacement, mais ils ne fournissent pas toujours assez de protéines. Une pénurie prolongée peut ralentir la croissance ou interrompre la ponte.
Que mange la larve de coccinelle ?
La larve de coccinelle mange principalement des pucerons, comme l’adulte, mais elle commence cette chasse dès son éclosion. Elle ne possède pas d’ailes et présente un corps allongé, parfois épineux, qui atteint environ 1 centimètre. Son aspect diffère donc fortement de celui de l’adulte, qui mesure généralement 5 à 8 millimètres.
La femelle dépose souvent ses œufs sous les feuilles ou au milieu d’une colonie de pucerons. Les larves trouvent ainsi leurs premières proies sans parcourir une grande distance. Elles peuvent aussi capturer des œufs et des larves d’insectes lorsque les pucerons ne suffisent plus.
Pourquoi la larve est souvent plus vorace que l’adulte

La larve doit accumuler rapidement des réserves pour passer par la nymphose et devenir adulte. Cette croissance explique sa forte consommation au cours des 2 à 3 semaines de développement. Certaines larves éliminent plusieurs milliers d’individus avant la formation de la nymphe.
La larve repère notamment les pucerons grâce à des signaux chimiques et à l’odeur de la colonie. Après la nymphose, l’adulte sort généralement au bout d’environ 8 jours. Pour aller plus loin, le cycle œuf, larve, nymphe puis adulte explique mieux les besoins alimentaires de chaque stade.
Les coccinelles mangent-elles des végétaux ?
La majorité des coccinelles observées dans les jardins ne consomme pas les feuilles, les fruits ou les légumes. Les espèces prédatrices protègent ainsi les rosiers, les arbres fruitiers et le potager contre plusieurs ravageurs. Elles ne piquent pas et ne provoquent généralement aucun dégât direct aux végétaux.
Certaines espèces phytophages font toutefois exception. Elles se nourrissent de végétaux, avec une préférence signalée pour les haricots, les cucurbitacées et les pommes de terre. Dans ces cas précis, la coccinelle peut devenir nuisible à certaines cultures, contrairement aux espèces aphidiphages communes.
Les coccinelles mangent-elles des champignons ?
Oui, certaines espèces mycophages ou mycétophages consomment les spores et le mycélium de certains champignons. Le mycélium correspond à l’ensemble des filaments qui composent la partie végétative du champignon. Ce régime distingue ces espèces des coccinelles qui recherchent des proies animales.
Les coccinelles mycophages peuvent fréquenter des plantes ou des surfaces couvertes de champignons. Leur présence ne signifie donc pas nécessairement qu’une colonie de pucerons se trouve à proximité. Pour interpréter correctement leur rôle, l’identification de l’espèce compte davantage que la seule couleur des élytres.
Pourquoi l’alimentation varie selon l’espèce
Les Coccinellidés regroupent des espèces aux régimes très différents. Les termes aphidiphage, coccidiphage, acariphage, phytophage et mycophage désignent respectivement les espèces qui consomment surtout des pucerons, des cochenilles, des acariens, des végétaux ou des champignons.
Espèces aphidiphages, coccidiphages, acariphages, phytophages et mycophages
La coccinelle à sept points et certaines espèces du genre Adalia ciblent principalement les pucerons. Harmonia axyridis possède un régime plus opportuniste et peut capturer diverses proies. À l’inverse, Rodolia cardinalis s’est spécialisée dans certaines cochenilles et a servi dans des programmes de lutte biologique.
Cette diversité explique les observations parfois contradictoires sur l’alimentation des coccinelles. Une espèce prédatrice peut aider un jardinier, tandis qu’une espèce phytophage ou mycophage peut affecter certaines plantations. Pour approfondir ce sujet, l’habitat, la plante occupée et l’identification visuelle doivent être examinés ensemble.
Que mange une coccinelle en hiver ?
En hiver, la coccinelle réduit fortement son activité et recherche surtout un abri plutôt qu’une source régulière de nourriture. Elle se réfugie sous les écorces, dans les fissures d’un mur, les tas de feuilles mortes, les mousses, les murets de pierres sèches ou les tas de bois. Elle peut aussi entrer dans une maison.
Les réserves accumulées avant l’hivernage permettent de limiter les besoins alimentaires pendant cette période. Un jardin favorable conserve donc des zones peu nettoyées et des abris naturels, sans déplacer les insectes vers un endroit chauffé. Les orties, le sureau, le séneçon, la molène et certaines plantes comme Nepeta mussinii peuvent favoriser leur installation.
Au retour des températures douces, la coccinelle reprend ses déplacements et recherche des pucerons, du pollen ou du nectar. Le fenouil et l’absinthe attirent des insectes et fournissent parfois des ressources complémentaires, tandis que l’achillée et la tanaisie peuvent accueillir des pontes. Pour aller plus loin, l’amélioration de l’habitat offre une méthode douce pour favoriser les coccinelles sans les capturer.
La réponse la plus fiable reste donc simple, mais elle demande une nuance. Une coccinelle mange généralement des pucerons, tandis que son espèce peut l’orienter vers les cochenilles, les acariens, les végétaux ou les champignons. La larve consomme davantage pendant sa croissance, et l’adulte ralentit son activité en hiver. Cette diversité permet d’adapter les aménagements du jardin aux ressources réellement disponibles.




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