Pourquoi la pollution de l’air est-elle souvent plus forte en hiver ?

par | Déc 16, 2025 | ECOLOGIE | 0 commentaires

Chaque hiver, les alertes pollution se multiplient. Pour cause, aussi bien les grandes villes que les zones périurbaines sont le théâtre d’épisodes de pollution de l’air avec des dépassements de seuil en particules fines, dont le PM10.

Fait particulièrement surprenant pour le grand public, les pics de pollution sont généralement associés à des périodes où l’on s’attend à ce qu’il fasse beau et qu’il y ait un air sain. Une question essentielle se pose : pourquoi la pollution de l’air est-elle si forte en hiver ? Voici les véritables raisons de ce constat.

Des conditions météorologiques favorables pour la pollution

Le constat est courant : on est en hiver et il fait beau temps, mais l’air est pollué. En fait, c’est surtout parce qu’en présence des conditions météorologiques hivernales, les rejets de polluants se font plus intenses dans l’atmosphère. Ces mécanismes qui ont été bien documentés (cliquez ici pour plus d’informations sur la pollution de l’air) expliquent clairement pourquoi la qualité de l’air peut s’avérer mauvaise en hiver.

Ces conditions difficiles sont généralement aggravées par la survenue de phénomènes d’inversion de températures. Il s’agit d’un phénomène météorologique où l’air se réchauffe avec l’altitude, alors qu’il devrait se refroidir. De facto, l’air froid, lourd et pollué se retrouve piégé à basse altitude, près du sol. La dispersion des polluants dans l’atmosphère est ainsi empêchée, ce qui crée leur accumulation.

Cette accumulation de polluants est d’autant plus favorisée par les phénomènes d’anticyclones hivernaux et d’absence de vent. Ceci entraîne une stagnation de l’air pollué.

Une hausse des concentrations due au chauffage

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En hiver, le recours au chauffage dans les résidences augmente les émissions de polluants de façon considérable. Au nombre des combustibles les plus utilisés, le bois inquiète, car sa combustion reste le principal contributeur à l’émission de particules fines. C’est la raison pour laquelle plusieurs initiatives ont été prises pour réduire la pollution atmosphérique : traitement de l’air, filtration, modification des comportements quotidiens.

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Bien que l’air contienne naturellement des particules fines du fait des phénomènes d’érosion et d’éruption volcanique, les combustions liées au chauffage l’augmentent considérablement. Par exemple, l’observatoire Atmo estime que les polluants issus du chauffage représentent jusqu’à 29 % des émissions de particules PM10.

Le bois, quant à lui, représente le combustible le plus émissif en PM2.5 dans les modes de chauffages alors qu’il reste le plus utilisé. Bien qu’il s’agisse là d’une source d’énergie renouvelable, l’utilisation d’anciens poêles et de cheminées ouvertes dont le rendement est faible rend sa combustion incomplète. C’est ainsi que sont libérées les particules fines qui sont particulièrement nocives.

Dès lors, les conditions météorologiques défavorables de l’hiver dans les zones urbaines et périurbaines à forte démographie favorisent l’observation des pics de polluants persistants dans l’air.

Une augmentation des polluants liée au trafic routier et aux activités humaines

On ne le sait que trop bien : la responsabilité de l’homme dans les émissions de polluants n’est plus à démontrer. Qu’il s’agisse de dioxyde d’azote NO2 ou des particules fines PM10 ou PM2.5, ce sont majoritairement ses activités qui créent des conditions favorables à leurs émissions.

Par exemple, le trafic routier en hiver participe fortement à la dégradation de la qualité de l’air à travers les polluants libérés dans l’air lors de la conduite ou des démarrages à froid des moteurs thermiques, surtout les moteurs diesel. Ceci contribue par exemple à une hausse de 24 % des émissions de NO2 selon l’observatoire Air-Parif.

Au-delà, tout déplacement motorisé en hiver étant une potentielle source d’émission de polluants, l’augmentation du trafic menace la qualité de l’air. Lorsque ces émissions s’ajoutent à celles issues du chauffage résidentiel, il se produit une concentration de polluants dans l’atmosphère.

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Que faire face à la pollution de l’air en hiver ?

S’il est clair que l’activité humaine favorise la pollution de l’air en hiver, prendre certaines mesures permettrait d’éviter d’aggraver la situation, mais surtout de se protéger.

D’abord, il est essentiel d’éviter les feux de cheminée du fait de la combustion incomplète de bois qui en résulte. L’idéal serait de se tourner vers les poêles à granulés ou les radiateurs. Ensuite, évitez autant que possible les sorties ou toute autre activité sportive en extérieur. L’idée est de limiter au maximum une exposition aux émissions pouvant causer des troubles ou autres affections respiratoires.

Enfin, on recommande les moyens de transports en commun. Toutefois, quand l’usage du véhicule devient indispensable, une limitation de vitesse à 20 km/h est requise pour réduire l’émission de particules fines.

Noémie autrice sur soutenir lecologie

Noémie Rousseau, Autrice sur soutenirlecologie.fr

En savoir plus sur Noémie Rousseau

Noémie à 27 ans et fait partie du collectif « Pour un réveil pour l’écologie » depuis ses 20 ans. Elle cherche à diminuer son empreinte carbone de manière quotidienne et cherche surtout à faire prendre conscience à chacun des dangers du réchauffement climatique pour que petit à petit les gens prennent conscience de l’importance de soutenir l’écologie.

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